La greffe de cellules dopaminergiques extraites d’embryons humains ayant été abandonnée, la recherche se concentre sur les cellules souches. Le postulat est que des cellules souches indifférenciées peuvent être cultivées in vitro de façon à se transformer en neurones sécréteurs de dopamine, puis implantés dans le cerveau où ils achèveront leur différenciation.

La thérapie cellulaire

Cette piste est particulièrement prometteuse, mais il reste de nombreux aspects à élucider :

  • Quel est le type de cellules souches le mieux adaptées au traitement de la maladie de Parkinson ?
  • Quel protocole d’injection des cellules dans le cerveau ?
  • Quelle est la durée de survie des cellules et comment éviter qu’elles subissent le même sort de dégénérescence que les cellules dopaminergiques ?
  • Comment prévenir la prolifération anarchique des cellules injectées et le risque de formation d’une tumeur ?

Pour en savoir plus, nous vous conseillons la lecture de l’article complet «  Cellules souches et maladie de parkinson – état de la recherche » publié par la Société Parkinson Canada, www.parkinson.ca



Les cellules souches

Ce sont des cellules qui combinent deux propriétés : elles sont capables de se multiplier à l’identique, en reproduisant d’autres cellules souches indifférenciées, ou de donner naissance à des cellules différenciées, spécialisées (nerveuses, musculaires, hématopoïétiques).

Il existe plusiurs types de cellules souches :

  • les cellules embryonnaires présentes aux premiers stades du développement de l’organisme. Elles sont dites pluripotentes, car elles peuvent engendrer les différents types de cellule.
  • les cellules souches tissulaires ou « somatiques » ou « adultes » sont présentes dans différents tissus et organes de l’adulte (peau, cerveau, foie, muscles, rétine,..). Elles peuvent s’auto-reproduire mais ne donnent naissance qu’un à un éventail limité de cellules spécialisées.
  • les cellules pluripotenes induites : issues de la recherche, ce sont des cellules qui ont été programmées pour que, à l’instar des cellules embryonnaires, elles puissent s’auto-reproduire et se tranformer en cellules somatiques différenciées. Elles ont un intérêt médical majeur, car prélevées sur le patient lui-même, elles limitent le risque de réaction auto-immune et ne posent pas le problème éthique du prélèvement fœtal.


La thérapie génique

Bien que la maladie de Parkinson ne soit que très rarement d’origine héréditaire ou génétique, c’est bien la génétique qui aujourd’hui offre l’un des espoirs les plus sérieux de guérison de la maladie.

Une équipe de neurochirurgiens de l'hôpital Henri-Mondor (Créteil) et de chercheurs CEA/Inserm a identifié trois gènes participant au processus enzymatique de production de la dopamine. L’objectif et la difficulté étaient d’apporter cette trithérapie génique  directement in situ, c’est-à-dire dans le striatum. Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé un transporteur sous la forme d’un lentivirus équin, un virus de la famille du HIV, rendu inoffensif.

18 macaques rendus parkinsoniens après injection d’une toxine ont permis de tester ce «laboratoire à dopamine ».  Après un délai de quatre à six semaines, les animaux traités ont bénéficié d’une amélioration de 80 % de leur motricité, résultat qui s’est maintenu pendant 12 mois, et même 44 mois pour le primate gardé en vie le plus longtemps. De plus, les complications habituelles (mouvements anormaux, effets secondaires) de la dopathérapie n’ont pas été observées.

Les essais cliniques entrepris sur l’homme se révèlent encourageants. Après plus d’une année de recul, les quelques patients traités ont enregistré une amélioration plus ou moins franche de leur motricité et de leur qualité de vie, sans problème de tolérance. L’injection du cocktail génique dans la striatum s’effectue sous anesthésie générale. Selon les neurochirurgiens à l’origine de cette avancée, cette intervention serait moins délicate que la pose des électrodes de stimulation dans les noyaux sous-thalamiques.
Ces essais se poursuivent en France et à l’étranger, notamment aux Etats-Unis (étude spécifique sur l’un des trois gènes intervenant dans la production de dopamine, étude des gènes de la neuroprotection).



La neuroprotection

L’objectif qui sous-tend ce domaine d’investigation est de ralentir le processus dégénératif des neurones dopaminergiques. Un tel résultat est déjà constaté avec un IMAO B, la rasagline, qui exercerait un effet favorable, quoique modeste sur l’évolution de la maladie. Une autre stratégie est centrée sur le rôle anti-dégénératif de certaines protéines agissant comme facteurs neurotrophiques. La recherche est à l’œuvre pour introduire dans le cerveau grâce à la thérapie génique, le gène impliqué dans le développement de ces facteurs neurotrophiques.



Le diagnostic précoce

L’intérêt d’un diagnostic précoce est de mettre en place une stratégie thérapeutique avant la destruction massive des neurones dopaminergiques.

Cette avancée devrait être atteinte grâce à :

  • l’utilisation plus large, au moins chez des sujets à risque,  de l’imagerie médicale de type DATscan,
  • la découverte de marqueurs biologiques,
  • la meilleure reconnaissance des prodromes de la maladie, c’est-à-dire des symptômes avant-coureurs (dont on pense aujourd’hui qu’ils pourraient être la perte partielle de l’odorat, les troubles du sommeil et la ralentissement du transit intestinal).
le diagnostic précoce

L’intérêt d’un diagnostic précoce est de mettre en place une stratégie thérapeutique avant la destruction massive des neurones dopaminergiques.

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