Il convient de faire la distinction entre le syndrome parkinsonien et la maladie de Parkinson. Le syndrome parkinsonien est un ensemble de symptômes plus ou moins partagés par toutes les maladies que l’on peut classer sous cette dénomination, dont la maladie de Parkinson qui est la forme la plus répandue (environ 80% des cas de syndrome parkinsonien).

Diagnostic du syndrome parkinsonien

Les tremblements et les raideurs caractéristiques de la maladie de parkinson sont dus essentiellement à l’altération dans le cerveau des neurones qui véhiculent la dopamine. Aujourd’hui, l’équipe de Chantal François et d’Etienne Hirsch (Centre de recherche de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, CNRS/Inserm/UPMC) suggère que les troubles de la marche, observés chez les patients à un stade avancé de la maladie, seraient liés à la dégénérescence d’un autre type de neurones, les neurones cholinergiques. Selon les auteurs, ils pourraient constituer une nouvelle cible potentielle pour le traitement pharmacologique des patients devenus résistants au traitement initial par la dopamine.

Les autres maladies ou causes du syndrome parkinsonien sont :

  • le syndrome parkinsonien dû à la prise de neuroleptiques chez des patients psychotiques : ces médicaments agissent en effet en bloquant les récepteurs dopaminergiques. Le tremblement caractéristique de la Maladie de Parkinson
    est en revanche moins fréquent,
  • certaines maladies dégénératives du cerveau : l’atrophie systématisée multiple,
    la maladie de Steele Richardson Olzewski ou SPP, la démence avec corps de Levy diffus,...
  • les accidents vasculaires cérébraux,
  • les traumatismes du cerveau,
  • les tumeurs,
  • l’exposition à des polluants chimiques ou l’ingestion de produits toxiques.

Les examens

Ces maladies engendrent des troubles du mouvement et d’autres symptômes proches de ceux de la maladie de Parkinson, mais leur physiologie est bien différente. A l’heure actuelle, seul le savoir et l’expérience du médecin permettent de poser le diagnostic car il n’existe pas d’examen révélateur, de type analyse biologique ou imagerie médicale (l’IRM n’est pas suffisamment précise pour détecter la lésion parkinsonienne, mais en revanche elle permet d’éliminer d’autres maladies en cas de suspiscion d’un syndrome parkinsonien). 

Il faut savoir que ce diagnostic est très souvent tardif : 70% des neurones de la région lésée sont déjà détruits lorsque le diagnostic est établi. La difficulté du diagnostic réside dans le fait que tous les symptômes que nous avons évoqués ne sont pas systématiquement présents, qu’ils peuvent l’être à des degrés divers, et qu’ils n’apparaissent pas tous en même temps, mais évoluent au fil des années.  Néanmoins,  l’examen médical bien conduit, peut révéler la maladie, surtout si les signes de la « triade parkinsonienne » sont présents. Dans le cas contraire, ce n’est souvent qu’au terme de plusieurs années que la réponse pharmacologique positive (amélioration supérieure à 50% par la traitement dopaminergique à doses satisfaisantes) permet d’entériner le diagnostic de la maladie.

Qu’est-ce que le test d’applaudissement ?


Il s’agit d’un test très simple utilisé par une équipe de l’Hôpital de la Salpêtrière (Paris). On demande au patient de taper 3 fois consécutivement  dans ses mains.
70% des malades atteints d’un syndrome parkinsonien applaudissent plus de 3 fois, manifestant ainsi leur incapacité à inhiber une action programmée. Ce test est utile dans le sens où la probabilité qu’une personne détectée présente un syndrome parkinsonien est très élevée, mais il est imparfait puisque environ 30% des vrais malades ne sont pas repérés (notion statistique de « faux négatif »).

Quand consulter ?

Il est prudent de consulter
dans les cas suivants :

  • tremblement au repos, unilatéral, parfois précédé d’un frémissement interne,
  • membre engourdi,
  • douleur persistante à l’épaule ou le long de la colonne vertébrale,
  • apparition d’une gêne pour effectuer certains mouvements,
  • perte de dextérité dans l’exécution de gestes précis, notamment l’écriture : la micrographie caractérise une écriture de plus en plus petite au fil des lignes,
  • modification de la marche,
  • sensation de fatigue,
  • troubles du sommeil,
  • amaigrissement.
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